À Hawkesbury, le Mois de l’histoire des Noirs a rassemblé des citoyennes et des citoyens autour d’une célébration marquante. Retour sur l’événement organisé par la CFA, le CÉSOC et le RSIFEO pour souligner 30 ans de reconnaissance nationale et un héritage bien plus ancien.
Un rassemblement citoyen
Le dimanche 15 février 2026, au Complexe sportif Robert Hartley à Hawkesbury, la communauté s’est réunie pour souligner le Mois de l’histoire des Noirs. L’événement, organisé par la Communauté francophone accueillante (CFA), le Centre d’établissement, de soutien et d’orientation communautaire(CÉSOC) et le Réseau de soutien à l’immigration francophone de l’est de l’Ontario (RSIFEO), avait pour objectif de célébrer, d’honorer et de transmettre.
Mot d’ouverture du maire de la ville
La rencontre s’est ouverte avec le discours de Monsieur Robert Lefebvre, maire de Hawkesbury. Il a rappelé l’importance de reconnaître les contributions des nouveaux arrivants à nos communautés, dont la nôtre, à Hawkesbury.
Robert Lefebvre, maire de Hawkesbury, lors de son mot d’ouverture à la célébration du Mois de l’histoire des Noirs.
«Votre engagement enrichit notre quotidien et nous pousse à embrasser une vision plus inclusive de notre avenir.»
Il a notamment souligné l’engagement de la Ville à promouvoir l’équité, la justice sociale et l’égalité des chance. Il en a aussi profité pour rendre hommage à celles et ceux qui, par leur courage et leur détermination, ont inspiré des générations. Un message clair, livré sans détour :
«La diversité est une richesse inestimable.»
Comprendre le Mois de l’histoire des Noirs
Madame Maryse Bermingham, consultante et formatrice reconnue, a ensuite offert une présentation aussi accessible que formatrice. Elle a replacé l’histoire dans son contexte : l’origine du Mois de l’histoire des Noirs, les raisons pour lesquelles le mois de février a été choisi et le sens de cette célébration qui marque aujourd’hui 30 ans de reconnaissance. Le fil conducteur de son exposé était limpide : reconnaître et célébrer les contributions et les réalisations des personnes noires au Canada, sans réduire cette histoire à un seul mois, ni à une seule page.
Francophonie et immigration
De plus, Madame Berminghama souligné combien la présence des nouveaux arrivants francophones dans nos communautés contribue à la survie du français. Et comme toujours, elle sait rendre ses présentations pertinentes, actuelles et toujours parsemées de brins d’humour.
Le message mobilisateur de Gérard Malo
Au cours de l’après-midi, Monsieur Gérard Malo, fervent défenseur de la langue française en Ontario, a livré un beau message mobilisateur.Fort de son engagement à l’égard de la survie de la langue française, engagement qu’il aura honoré durant la majeure partie de sa carrière.
« Vous, les nouveaux arrivants, de par votre diversité culturelle, vous enrichissez nos communautés. Merci d’être là et d’enrichir notre communauté. Je vous aime! »
Quand le rythme devient langage commun
Et ce n’est pas tout! Deux percussionnistes ont donné une couleur particulière à l’après-midi, notamment avec le djembé, un instrument de percussion de la famille des membranophones.
Saviez-vous que le terme « djembé » proviendrait d’un dicton malien qui signifie : « Que chacun se rassemble dans la paix. » ?
Adama Daou
Tous et toutes les participant.e.s, jeunes et moins jeunes ont participé à une application pratique et très sonore des motifs rythmiques communiqués par le percussionniste en tête, Monsieur AdamaDaou. Cette activité rassembleuse a été d’un plaisir nouveau, authentique et intense!